jeudi 20 septembre 2007

Je vais au sex-club en Vélib'


C'est une vraie tendance. Les "bordels" gays qui avaient un petit coup de mou ces derniers temps reprennent du poil de la bête grâce aux vélos de Bertrand D. Le Bunker (ex-Docks) par exemple ne s'y est pas trompé et a indiqué sur son site les bornes Vélib' les plus proches de son établissement. Et puis prendre le vélo pour aller à la boîte à cul, ça fait les cuisses, les mollets, idéal avant une soirée "slip" ou "à poil". Quel bonheur de pédaler dans les rues de la capitale à 4 heures du mat', après une bonne baise, avec un petit vent frais qui vous chatouille le visage ! Un sentiment de liberté, de plénitude, vraiment. Un soir, j'étais tellement content et perdu dans mes pensées qu'une fois arrivé à la borne en bas de chez moi, j'ai failli oublier mon short et mon jock-strap de tepu dans le panier du vélo…

lundi 10 septembre 2007

Jean-François Bizot est mort

Une infinie tristesse. Bad day. Big Bizot n'est plus. Il a été mon patron, à Nova Magazine et à Radio Nova. Un homme impressionnant, avec deux cerveaux, au minimum. Capable de tenir plusieurs conversations en même temps, de faire des liens insensés entre plusieurs idées. Bizot était web avant l'heure, dans sa tête, ça bouillonnait tout le temps. Il m'a appris la curiosité, une certaine idée de l'amitié dans le travail. Je suis extrêmement fier d'avoir bossé à ses côtés, c'était un patron de presse comme on n'en fait plus, journaliste avant tout, alors que les médias sont désormais dirigés par des gestionnaires qui ne savent même pas torcher une brève. La Nova family est effondrée par cette nouvelle, mes pensées vont à Bintou, Rémy, Aline, Marc, Bruno et tous les autres. Le plus bel hommage qu'on puisse faire à JFB c'est de continuer cette magnifique aventure, avec toujours autant d'insolence. Une aventure unique dans l'histoire des médias. Salut Jean-François.

mardi 21 août 2007

Lope story
















Le nouveau Dennis Cooper m'a littéralement remué les tripes. À plusieurs reprises, j'ai dû en interrompre la lecture, à deux doigts de la nausée. Je n'avais pas éprouvé de sensation aussi forte depuis le "American Psycho" de Bret Easton Ellis. D'ailleurs les deux bouquins se ressemblent, même style au scalpel, même cynisme postmoderne. Sauf que l'époque a changé. "Salopes", c'est le titre du roman de Cooper (la traducteur aurait dû opter pour "Lopes", plus dans le langage cyberpédé, mais bon…), est en phase totale avec son temps. Il y est question d'escorts à louer sur Internet, sur des sites gays, souvent barebacks. La constructon du livre reprend les codes du Web (mails, fiches d'escorts avec les commentaires des internautes, forums, etc.). Tout le brio de Cooper reside dans le fait d'avoir mêlé intrigue haletante digne des meilleurs thrillers et peinture sans concession des us et coutumes des gays connectés à la toile et friands (le mot est faible) de sexe tarifé. Cooper livre sa vision implacable de l'inextricable bordel que nous vivons en ce moment : où est la réalité ? où est la fiction ? où commence l'humain ? les notions de responsabilité ? de respect ? Sans aucune leçon de morale, avec un sens du détail juste qui frôle le génie, Cooper nous laisse, une fois le livre refermé, lessivé, excité, dégoûté, mais vivant. C'est peut-être le plus beau (et le seul ?) message du livre.

dimanche 19 août 2007

Ce disque me rend dingue !


Cinq heures du matin. Je suis sur Beatport pour télécharger de la musique. Et je commence à écouter "Total 8", la nouvelle compilation de Kompakt, le label de Cologne. Morceau 6. "Über Wiesen", de Michael Mayer et Tobias Thomas. Ca commence par de la guitare sèche, très pop, limite balearic. Les basses arrivent, parfaitement rondes, nettes. Et puis le titre s'envole dans une sorte de mélancolie dingue, avec quatre accords de piano qui se répètent à l'infini. C'est Massive Attack qui rencontre la minimale. C'est bouleversant. À 5 heures du mat', devant mon ordi, et alors que la pluie commence à résonner dans la cour, je pleure. Parce que c'est définitivement trop beau. Je pense que ce morceau terminera mon prochain set à Yes Sir… Si certains pensent encore que la musique électronique est froide et sans âme, qu'ils se jettent sur cette compile ! (et qu'ils aillent à la boutique Kompakt à Cologne, une expérience zen comme on aime, à l'allemande). Mes trois autres morceaux préférés : "We Love", de Jurgen Paape (le futur de la pop), "Nord", de Jurgen Paape (une droite dans ta face), "Can I Say", de The Rice Twins (lever de soleil sur la plage). C'EST SUBLIME.

jeudi 2 août 2007

Prochaine Yes Sir… le 1er septembre !


Avec aux platines les résidents, Sex Machine, DJ 1976, et votre serviteur. La tendance sera-t-elle "poils blonds dorés au soleil" ? Rendez-vous aux Bains Douches les gars…

lundi 23 juillet 2007

Nouveau départ

66 numéros, 6 hors-série, un n°100 spécial 10 ans, une nouvelle formule…
Pigiste, puis rédacteur en chef adjoint, puis rédacteur en chef…
7 ans de ma vie…
Je quitte Têtu mais je resterai têtu.

samedi 21 juillet 2007

La bonne énergie de NYC


Je ne suis pas morte ! Même si cela fait pratiquement un mois que je n'ai rien mis sur ce blog… Damned ! J'avais la tête ailleurs ;-) À Madrid, où j'ai passé le week-end (celui de l'Europride) le plus fantastique de ma vie. Le paradis sur Terre, la fête partout, la tolérance aussi, les Espagnols complètement fous et on adore, des beaux garçons pas farouches qui vous tombent dans les bras (pas parce qu'ils font des g-holes)… À New York aussi, où je viens de passer 12 jours épatants. Le clubbing là-bas a quitté les gros endroits pour se concentrer sur des lieux plus restreints mais à l'energie barrée très communicative. D'ailleurs on ne dit plus qu'on va en club mais au dance bar. Allez faire un tour à Mr Black : la soirée Boys Gone Wild ! du samedi soir est un mélange de genres (hip hop, vieille funk, electro, etc.) assez dément avec de jeunes gogos mini-format, un barman qu'on a adoré avec son look d'intello gym-queen (si, si), et une faune d'hystériques emmenés par Lady Bunny et Cazwell. La nouvelle énergie créatrice de Big Apple est là. Faites un détour aussi par EasternBloc (dans East Village), un bar qui détonne par sa programmation musicale hyper éclectique mais toujours pointue, une sorte de vent européen qui souffle sur la ville. Et puis Benjamin (un Français qui vit à NYC depuis 14 ans), l'un des patrons qui est aussi au bar, est, comment dire… charmant. On a aussi retrouvé là-bas Mister François Sagat en provenance de San Francisco où il avait tourné quelques scènes pour Titan… mais aussi, toujours au rayon X, l'acteur Damien Crosse, avec sa bouille de kiki latino au sang chaud, très chaud. New York m'a regonflé à bloc. Ca va chauffer les gars !